PLAN CRÉATIF

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Actes psychomagiques donnés au café « Le Téméraire » à Paris 10 février 2010

Classé dans : Alejandro Jodorowsky, Psychomagie — leplancreatif @ 10 10 09 0209
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1- Contexte : un homme consulte car il a un kyste au cerveau, il veut savoir si l’opération va mettre fin à son angoisse. Jodo lui explique que son kyste vient d’un conflit avec son père et/ou son frère. Le père est absent, il est parti de la maison. La mère a une rancœur contre lui, il porte ça. Son père s’appelle Ivan, sa mère veut le tuer.

Acte : il doit trouver dans un cimetière une tombe d’un Ivan. Il se procure une bille de métal qu’il porte dans le dos pendant 7 jours. Ensuite, il doit aller sur la tombe. Il jette de toutes ses forces en insultant Ivan la bille sur la tombe. Puis, sur l’impact, il met du miel et ensuite enterre la bille en plantant une plante dessus.

2- Contexte : une femme consulte car elle a l’impression de ne pas vivre la vie directement, elle vit dans des images. Dans son enfance, personne d’humain ne s’est occupé d’elle. Sa baby-sitter la battait, elle était vulgaire et se regardait dans les miroirs. Elle n’a pas eu de vrai contact : dans son enfance, les personnes étaient des personnages.

Acte : Elle doit prendre ses parents en photo dans un miroir, puis elle avec eux dans le miroir. Puis, elle doit sortir dans la rue avec des assistants qui portent un grand miroir et avec un polaroïd, elle doit prendre en photo des gens dans le miroir, un photo seuls, l’autre avec elle. En faisant cela, cela va la guérir.

3- Contexte : une femme consulte en demandant qui elle est. D’abord elle est son corps, une femme, donc elle parle d’un problème avec sa féminité. Elle s’appelle Kolya, c’est le nom d’une maîtresse de son père avant qu’il se marie. Elle n’a pas sa place, on lui donne la place de cette fille ; elle est utilisée.

Acte : elle doit changer de nom et prendre conscience qu’elle est Dieu, son Dieu intérieur.

4- Contexte : un homme consulte car il a un choix à faire entre trois sujets de travail. Travailler à l’UNESCO, se donner à la littérature ou faire du commerce. L’UNESCO représente son noeud oedipien avec sa mère, il doit soigner cela.

Acte : pendant trois jours, il doit téter le sein d’une femme qui allaite matin et soir.

Pour la littérature, il a peur de ne pas être capable.

Acte : Avec une plume d’aigle, il doit écrire. Il remplit un encrier d’encre rouge dans laquelle il met du sperme à lui et un gramme d’excrément (créativité du bébé). Le commerce est là où s’exprime son pouvoir créatif.

Actes retranscrits par Richart Carrozza, le 10/09/2008.

 

Renaissance 9 février 2010

Classé dans : Alejandro Jodorowsky, Contes, De moins en moins — leplancreatif @ 6 06 55 0255
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Quand il sortit de la tombe il avait un regard de fou. Il s’est baigné des jours complets pour oublier l’odeur pestilentielle. Toute sa viande est revenue à la vie sauf la langue. Il la tenait entre ses dents comme une sardine fossile, mais en elle brillait un point qui était mère de toutes les lettres.

Alejandro Jodorowsky

Image : Raphael Lacoste

 

Éternité 7 février 2010

Classé dans : Alejandro Jodorowsky, Contes, De moins en moins — leplancreatif @ 22 10 45 0245
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“Ne voulant pas s’évaporer, une goutte d’eau se jette dans l’océan.”

Alejandro Jodorowsky

 

Je réveille l’intelligence de mon corps : « Qui suis-je ? », « Qu’est-ce que je veux ? » 7 février 2010

Classé dans : Deepak Chopra, Guérir — leplancreatif @ 22 10 26 0226
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« Le corps humain est une grande pharmacie et a évolué durant des milliers d’années. Là où la pensée se porte, une molécule se dirige, ainsi, si tu es en train d’expérimenter la tranquillité, ton corps est en train de produire du valium… Si ton corps expérimente le bonheur, ton corps produit le système immunologique, des drogues puissantes et anticancéreuses. Par exemple, si tu es anxieux, ton corps génère de la cortisone qui détruit le système immunologique et le système cardiovasculaire sera également affecté, par conséquent ce qui se passe dans notre conscience affecte notre corps et les évènements extérieurs n’ont rien à voir avec cela. Les évènements extérieurs sont une projection que nous faisons, par conséquent les évènements ne sont jamais stressants, nous projetons notre stress dans les évènements. Si nous allons en dedans, dans le champ de l’esprit, qui est complètement silencieux et que nous expérimentons un mental complètement silencieux, nous éveillons l’intelligence du corps de manière totalement spontanée.
Deux fois par jour tu t’assois en silence, tu portes ton attention sur ton cœur et tu te poses ces deux questions : « Qui suis-je ? » et : « Qu’est-ce que je veux/désire ? » Et ensuite tu écoute, tu le fais 5 minutes deux fois par jour et ta vie commence à changer. »

Deepak Chopra

 

Pousser en tirant sur la queue 7 février 2010

Classé dans : Milton Erickson, Psychologie — leplancreatif @ 22 10 09 0209

De Milton Erickson :

Quand il était jeune, sa famille vivait dans une ferme, et un jour il trouva son père devant la porte de l’étable en train de pousser de toutes ses forces l’âne à l’aide des brides pour le faire entrer à l’intérieur de l’étable. L’âne, entêté comme il se doit, demeurait impassible comme un résistant passif dans une opposition obstinée. Erickson demanda la permission à son père de le laisser essayer avec sa propre méthode. Il s’approcha de l’âne par derrière puis il tira fortement sur sa queue et ainsi, l’âne, maintenant son opposition entra simplement dans l’étable, accomplissant ainsi la tâche.

Joan Garriga Bacardí fait ce commentaire :

L’histoire exprime, de manière très compréhensible, l’intérêt qu’il y a à ne pas s’opposer frontalement à la résistance en créant ainsi un circuit de forces polarisées mais plutôt à s’allier avec celle-ci pour même l’amplifier au passage, au lieu d’imposer une épreuve de force dans laquelle le thérapeute devrait se proclamer vainqueur. Tous les thérapeutes savent que le patient désire changer tout autant qu’il souhaite conserver son status quo, la problématique et la souffrance. Si le thérapeute pousse avec trop d’acharnement dans la direction du changement, cela produira chez le patient un effort pour retenir sa problématique.

 

La Force dans une lecture 2 janvier 2010

Classé dans : Alejandro Jodorowsky, Marianne Costa, Tarot — leplancreatif @ 10 10 08 0108
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- Début d’une activité ou d’une période de la vie influencée par l’instinct, la créativité.

- Une problématique d’ordre sexuel.

- L’émergence de l’être, jusqu’ici dissimulé, qui cherche à s’exprimer pour la première fois..

- Le fait de refréner « l’animal intérieur », ou bien au contraire, le laisser s’exprimer..

- Le retour de l’énergie vitale, après une maladie ou à la fin d’un cycle.

Interprétations traditionnelles :

Puissance créative – Courage- Noblesse de cœur – Nouveau départ  – Début d’une activité – Apport d’énergie nouvelle – Energie instinctive – Animalité – Force – Colère – Héroïsme – Courage – Autodiscipline – Relations entre esprit et instinct – Ouverture ou refoulement – Appel de la sexualité – Inhibition sexuelle – Refoulement – Difficulté d’expression – Ouverture – Orgasme – Tantra.

Adaptation d’après « La Voie du Tarot » – Alejandro Jodorowsky et Marianne Costa – Éditions Albin Michel

 

La carte du Tarot qui nous parle de Volonté 2 janvier 2010

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C’est l’Arcane XI, La Force.

Quand je dis que je ne sais pas ce que je veux, que suis-je en train d’exprimer en vérité ?

C’est comme dire : “je manque de volonté”, comme le commente Alejandro Jodorowsky

Comment puis-je développer ma volonté ?

Développer sa volonté consiste à ne pas nous laisser vaincre. Dans l’intellect “Vouloir”. Dans le cœur “Oser”. Dans le sexe “Pouvoir.” Dans le corps “Obéir (se taire)… ce sont les quatre formules de la magie.

Obéir (se taire) ?

La magie consiste à réaliser les choses à l’intérieur de toi. Beaucoup de travaux se font silencieusement. Sans t’exhiber, car celui qui s’exhibe recherche en réalité une approbation extérieure. Et il montre par là qu’il est dans une relation de dépendance.

 

Le tirage de tarot pour le mois de décembre (2009) 23 décembre 2009

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LE TIRAGE MENSUEL

Le calendrier pourrait nous faire penser que nous sommes à la fin d’une période, mais si nous écoutons notre être essentiel, nous comprenons que nous sommes au début du chemin et nous souvenons que chaque jour est le premier jour de notre vie.

Il est nécessaire de savoir où nous allons, mais en étant là où nous sommes.

Notre intériorité est l’athanor où se produisent les expériences de vie, où nous pouvons pratiquer l’alchimie d’exprimer nos émotions sans nous identifier à elles, de partager nos sentiments sans en faire le propre de notre identité et de la sorte nous rendre libres de voguer sur l’instant présent. Personne ne peut vivre à notre place, mais une vie vécue est une vie partagée. Le maître dit : « Rien pour moi qui ne soit pour les autres ».

DÉCEMBRE nous rappelle intensément qu’ici et maintenant est le seul moment où il faut aimer. Ce mois nous invite à cesser d’imaginer ce qui nous plairait pour nous disposer à faire ce que nous aimons ; il nous invite à être auteurs et acteurs de notre destin, rien ne s’oppose à entreprendre une action nouvelle.

Surveillons le monde avec les yeux du corps et avec ceuxde l’esprit, recueillons la vue d’ensemble et rythmons-la avec le regard des détails. Il est si nécessaire de comprendre le cadre de référence et d’intégrer l’anecdote, savoir généraliser sans catégoriser, savoir appliquer la connaissance reçue à l’activité quotidienne.

Détachons-nous des complexes et des interdictions, laissons de côté les critiques et les jugements. Libérés de toute demande, réinventons une fois de plus pour commencer ainsi une nouvelle année !

© Tubi Tubau

Tarologue et consultante personnelle

TUBI TUBAU

 

Cinq points pour commencer à interpréter l’arbre généalogique 9 décembre 2009

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Imaginons que les données que nous avons collectées sont disposées sur une feuille et organisées en quatre niveaux (voyons ici un arbre généalogique pour clarifier ce point) 

En bas, nous mettrons nos frères et soeurs, l’aîné à gauche et les autres disposés par âges respectifs, jusqu’au plus jeune à droite. (Rappelons nous que dans notre culture on écrit de gauche à droite)

1 .- Quelle est ta place dans ta fratrie ? Quelques notes rapides sur ce que l’on appellera l’ego matériel : Tous les problèmes au sein de la fratrie peuvent conduire à des difficultés avec l’argent, les possessions, le territoire. Rappelons nous que les problèmes non résolus avec la fratrie, une fois adulte, se transfèrent dans le couple, dans les relations amicales, professionnelles ou de voisinage. Il y a tellement de variables qui interagissent dans la psyché de chaque individu qu’il serait impossible d’établir des correspondances universelles. Néanmoins, il y a certaines corrélations qui se répètent assez souvent :

- Tu es enfant unique et tout l’espace est pour toi. Cependant, tous les projets que tes parents avaient pour « leurs enfants » retombent sur toi. Peut-être que dans la vie tu as du mal à comprendre la notion de hiérarchie, et qu’il te coûte de partager.

- Le second fils lorsque l’aîné est un garçon ou la seconde fille lorsque l’aînée est une fille. Peut-être t’espéraient-ils d’un autre sexe… En général celui qui naît en second accepte bien les deuxièmes rôles, et développe ses capacités avec ardeur pour tenter d’accéder aux privilèges du premier-né.

- Il y a une relation directe entre le nombre d’années de différence entre frères et soeurs et le droit à « occuper tout le territoire disponible pour un enfant ». Disons que plus deux enfants naissent de façon rapprochée, plus la famille les traite inconsciemment comme un seul. Ainsi, par exemple, si l’un est intelligent, beau, ordonné, artiste et mange bien, l’autre est affectueux, amusant, distrait, travailleur et mange peu. Mais attention ! Qu’il n’advienne pas à l’intelligent d’être drôle, c’est le territoire de l’autre !…

- Le petit dernier : ils ne veulent pas qu’il grandisse, et le confortent dans une adolescence perpétuelle. Généralement celui-ci est très lié à l’un des parents, et en les maintenant à un stade adolescent, entretient leur fantasme de jeunesse éternelle: « Si ce petit ne grandit pas, on ne vieillit pas » (derrière se cache la peur de la mort). Ainsi, lorsque le petit quitte la maison, le père, la mère ou les deux développent des maladies ou accélèrent le processus de vieillissement, ce qui pousse l’enfant à un retour total ou partiel. Ils lui attribuent inconsciemment la mission de soignant, qu’il accepte alors afin d’expier son sentiment de culpabilité.

- Tu es juste au milieu, tu reproduis des choses du grand et du petit: ils t’ont donné la position la plus complexe. Souvent, la vie est une véritable lutte pour trouver ta place.

- Tu as un frère ou une soeur qui a 10 ans de plus que toi : concrètement il ou elle se comporte plus comme un père ou une mère envers toi. Ainsi, tu te retrouves enfant unique, mais avec plus de deux parents, ce qui aboutit souvent à tous leur désobéir ou à des conflits de loyauté aliénants.

- Tu viens d’une grande fratrie : à un certain point, il n’y avait aucun moyen de subsister et l’exil a commencé… Tu a perdu ton territoire. Habituellement dans la fratrie des abus se produisent à tous les niveaux, avec le consentement conscient ou inconscient des parents.
2 – Les deux lignées.

Au dessus de notre fratrie, la moitié gauche est consacrée à notre lignée maternelle (notre mère et ses ancêtres), et la partie droite à la lignée paternelle.

- Sur quelle partie avons-nous le plus d’informations? Souvent, la partie sur laquelle nous avons davantage de données est celle qui a eu le plus d’influence sur notre éducation et notre formation. Il est très difficile que les deux lignées soient équilibrées.
- Les manques sont des échecs dans la transmission, et trahissent des conflits dans les générations antérieures. Il y a-t-il des secrets ? Des ruptures affectives ? Nous verrons plus loin que nous devons « remplir » ces manques avec des histoires réparatrices, chaque lacune devenant un récit plein de sens et de conscience. Ce que nous donnons à l’arbre nous l’offrons à nous-même.

- Portons-nous le prénom de l’un de nos oncles ou tantes ? D’un grand parent ? D’un arrière grand parent ? Si tel est le cas nous avons un noyau narcissique, que nous expliquons dans l’un des prochains chapitres. Pour le moment soulignons d’une couleur tous les noms de notre arbre qui ressemblent au nôtre. Vous pouvez pousser un cri de joie si votre nom ne se répète pas… Félicitations!

3 – La manière dont nos ancêtres ont trouvé la mort.

- Les accidents sont des suicides déguisés.

- Les problèmes cardiaques sont le résultat de difficultés émotionnelles 

En réalité, chaque maladie et chaque décès sont de précieuses sources d’informations sur la vie de l’ancêtre que nous sur lequel nous faisons des recherches, et sur ses relations avec ceux dont il partageait la vie.
4 – Âges auxquels nos parents se sont mariés et ont conçu des enfants.

- Presque tout dans l’arbre procède de la répétition, quand on cesse de répéter c’est que l’on avance. La fidélité aux parents fait que les enfants répètent leurs scénarios de vie encore et encore.

5 – Les métiers se répètent-ils ?

Quand une mère projette sur son enfant son propre père qui était charpentier, le petit commence immédiatement à jouer avec le marteau. Parfois, il n’est pas permis de dépasser le père médecin, alors l’enfant devient infirmier. Les entreprises familiales sont un régal pour le noyau incestueux, auquel nous consacrons aussi un chapitre.

 

L’arbre généalogique (la collecte de données, la phase intellectuelle) 9 décembre 2009

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Dans la psychogénéalogie on considère que la personne qui fait son arbre devient le héros ou l’héroïne de sa famille. Comme le dit Marianne Costa, « Un arbre généalogique est une prise de conscience ».

Après avoir découvert le piège de notre arbre généalogique, qui, comme nous l’avons vu à l’article précédent, est dissimulé dans le « but de vie » que nous formulons, passons à présent à la construction de l’arbre.

La première étape de ce processus de collecte de données est purement intellectuelle. C’est la base pour pouvoir ultérieurement interpréter et obtenir des indices sur la dynamique familiale.

Nous nous concentrerons sur nos frères et sœurs, nos parents, les oncles et les tantes, les grands-parents et leur fratrie, et enfin les arrières grands parents. Nous commencerons par consacrer un moment à collecter des informations sur chacun d’entre eux.

Après avoir interrogé directement les personnes vivantes de notre famille, nous pouvons consulter les registres d’état civil et les registres paroissiaux pour compléter nos recherches. Nous recommandons d’organiser les données de façon ordonnée dès le début, en fonction de notre style propre, pour pouvoir y accéder facilement par la suite.

Nous pouvons nous demander: quelles sont les données nécessaires?
- Prénoms et Noms
- Dates de naissance, de mariage et de décès.
- Cause précise du décès
- Profession
- Enfants morts, avortements volontaires et involontaires.
- Maladies et événements importants (ruines, réussites, divorces, secrets, anecdotes bizarres, accidents, changement de pays, prison, viol, etc.)
- Avoir une idée de la relation affective que nos parents avaient avec les leurs quand ils étaient enfants.
- Il est utile de méditer sur les parties manquantes et de laisser l’imagination, l’inconscient, remplir les espaces inconnus.

Il est clair qu’il nous restera des lacunes, des personnes sur lesquelles nous ne savons rien, des « blancs » qui feront apparaître des coupures dans la transmission intergénérationnelle. Plus loin, nous verrons que les manques d’informations aussi nous apportent de précieux indices.

La question suivante est : comment présenter ces informations? Voyons l’exemple suivant, qui concerne l’arbre généalogique d’Einstein.

Dans le jargon de l’arbrologue, c’est ce qu’on appelle « faire l’arbre », c’est-à-dire dessiner sur une grande feuille de papier le diagramme dans lequel nous ferons apparaître ces données que le psychogénéalogiste tient pour essentielles pour parvenir à cette prise de conscience, clé pour atteindre notre objectif, notre but de vie, formulé en une phrase concise écrite en haut de la feuille.

Lorsque vous considérez avoir toutes les informations possibles, vous pouvez faire l’exercice de répondre aux questions suivantes, que nous vous présentons en plusieurs groupes ci-dessous. Cela vous servira à compléter le processus, à récapituler :

Il est très important de prendre son temps, ne vous découragez pas devant l’apparente avalanche d’informations, plus on a d’éléments plus la tache sera aisée. Le simple fait de commencer à réunir des données, ou même de lire cet article, est déjà un premier pas.
« Un voyage de mille kilomètres commence toujours par un pas », comme le disait Lao-Tseu. Certains arbrologues disent qu’il faut au moins trois semaines, mais c’est variable et cela dépend du temps que l’on consacre à la recherche.

Pour terminer ce « premier assaut », voyons une réflexion de Jung sur ce thème :

« Tandis que je travaillais à mon arbre généalogique, j’ai compris l’étrange communauté de destin qui me rattache à mes ancêtres. J’ai très fortement le sentiment d’être sous l’influence de choses ou de problèmes qui furent laissés incomplets ou sans réponse par mes parents, mes grands-parents et mes autres ancêtres. Il semble souvent qu’il y a dans une famille un karma impersonnel qui se transmet des parents aux enfants. J’ai toujours pensé que, moi aussi, j’avais à répondre à des questions que le destin avait déjà posées à mes ancêtres, mais auxquelles on avait encore trouvé aucune réponse, ou bien que je devais terminer ou tout simplement poursuivre des problèmes que les époques antérieures laissèrent en suspens« .

C.G. Jung « Ma vie »